À Lubumbashi, des déplacés en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu s’apprêtent à passer la nuit de ce lundi 20 avril 2026 devant le bâtiment du gouvernorat du Haut-Katanga, après plusieurs démarches restées sans réponse auprès des autorités provinciales.
Présents sur les lieux depuis la matinée, ces déplacés affirment avoir multiplié les tentatives pour obtenir une prise en charge, sans succès. Avant de se tourner vers le gouvernorat, ils avaient saisi l’Assemblée provinciale, où ils avaient été reçus. Une réponse leur avait été promise dans les jours suivants, mais celle-ci n’a jamais été communiquée.
Par la suite, accompagnés de membres de la société civile, ils se sont rendus à plusieurs reprises au gouvernorat. Selon leurs témoignages, aucune de ces démarches n’a abouti à une rencontre avec le gouverneur intérimaire.
Face à ce qu’ils considèrent comme un manque d’attention des autorités, ces déplacés ont décidé de durcir leur action en annonçant qu’ils passeront la nuit à la belle étoile devant le gouvernorat, dans l’espoir d’être enfin entendus.
Parmi eux figurent des femmes et des enfants, dont certains présentent des signes de maladie. Les conditions dans lesquelles ils vivent sont jugées préoccupantes, marquées notamment par un accès limité à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation.
Cette situation met en lumière les difficultés persistantes de prise en charge des déplacés internes venus du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, aujourd’hui installés dans la province du Haut-Katanga. Malgré leur présence, ces populations affirment vivre dans des conditions précaires et dénoncent un manque d’assistance concrète de la part des autorités provinciales.
Dans le même temps, la République démocratique du Congo est engagée dans des arrangements internationaux liés à l’accueil de migrants expulsés des États-Unis, une réalité qui suscite des débats sur les priorités de l’État en matière de gestion humanitaire et migratoire. Cette juxtaposition alimente des critiques dans l’opinion publique, qui s’interroge sur la capacité des autorités à équilibrer leurs engagements internationaux avec les besoins urgents des citoyens déplacés à l’intérieur du pays.
