La direction du Parc de la Vallée de la N’Sele est montée au créneau ce jeudi 14 mai 2026 pour mettre fin à une polémique née sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué officiel, elle dément catégoriquement les informations faisant état d’une prétendue saisie de la ferme de Kingakati, attribuée à l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
Depuis quelques jours, des publications virales circulant sur différentes plateformes numériques affirment que le gouvernement congolais aurait procédé à la récupération d’un vaste domaine estimé à plus de 43 000 hectares dans la zone de Kingakati. Ces allégations ont rapidement pris une ampleur considérable, alimentant des interprétations diverses et parfois politiques, dans un contexte déjà sensible autour des questions foncières et d’aménagement du territoire dans la périphérie de Kinshasa.
Face à cette vague d’informations jugées inexactes, la direction du parc a tenu à apporter des précisions détaillées afin de rétablir les faits. Elle rappelle que l’arrêté ministériel n°116/CAB/MIN/AFF.FONC/ONM/jna/2026 du 20 avril 2026, largement cité dans les publications en ligne, porte uniquement sur la déclaration d’utilité publique d’un périmètre destiné à l’extension de la ville de Kinshasa dans la commune de Maluku.
Selon cette institution, ce texte administratif ne concerne en aucun cas le Parc de la Vallée de la N’Sele en tant que site naturel protégé. Elle insiste sur le fait que le parc conserve son statut de réserve écologique et touristique, avec des limites clairement établies et protégées par les dispositions en vigueur.
La direction précise également que la confusion provient d’une mauvaise interprétation de la zone géographique de Kingakati, qui ne correspond pas à une entité unique et homogène. En réalité, cette zone comprend plusieurs villages et espaces ruraux distincts. Parmi eux, seul le village de Bita, situé à environ 18 kilomètres du parc le long de la Route nationale n°1, est concerné par la mesure d’utilité publique évoquée dans l’arrêté.
Cette précision est jugée essentielle par les responsables du parc, qui tiennent à dissocier clairement les zones naturelles protégées des espaces destinés à l’urbanisation progressive de la capitale congolaise. “Cette situation n’a aucun impact sur le Parc de la Vallée de la N’Sele, qui demeure une réserve naturelle protégée”, souligne le communiqué, insistant sur la continuité des activités écotouristiques et de conservation.
Dans son message, la direction du parc déplore également la propagation rapide d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, qui contribuent souvent à créer des amalgames autour de dossiers administratifs complexes. Elle appelle ainsi à plus de prudence et de responsabilité dans le traitement des informations liées aux décisions gouvernementales, notamment celles touchant au foncier et à l’urbanisme.
Cette mise au point intervient dans un contexte où les enjeux d’extension de la ville de Kinshasa suscitent régulièrement des débats, parfois nourris par des rumeurs ou des interprétations divergentes. La gestion des terres, la préservation des espaces naturels et les projets d’aménagement urbain constituent des sujets particulièrement sensibles, souvent au cœur de tensions informationnelles.
En rétablissant les faits, la direction du Parc de la Vallée de la N’Sele cherche non seulement à protéger son image institutionnelle, mais aussi à clarifier le cadre légal des opérations d’utilité publique en cours dans certaines zones périphériques de la capitale.
Elle réaffirme enfin que le parc demeure pleinement opérationnel, intact dans son périmètre, et dédié à ses missions de conservation de la biodiversité et de promotion du tourisme écologique. Toute information contraire, conclut-elle, relève de la confusion et ne correspond pas à la réalité administrative actuelle.
