Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, fait face à une montée de pression politique à Kinshasa, où une motion de défiance serait en gestation contre lui à l’Assemblée nationale.
Selon des informations circulant au Palais du Peuple, cette initiative serait portée par le député Laddy Yangotikala, qui revendique déjà 56 signatures. Les signataires reprocheraient au ministre son incapacité à contenir la montée de l’insécurité dans la capitale ainsi que dans plusieurs grandes villes du pays.
Cette offensive parlementaire intervient dans un contexte déjà tendu. Il y a quelques semaines, une question orale avec débat avait été déposée sur la recrudescence de l’insécurité à Kinshasa, illustrant l’ampleur des préoccupations autour de la gestion sécuritaire.
Plusieurs faits récents ont contribué à détériorer davantage le climat : le braquage meurtrier survenu à Ngaliema, l’assassinat d’un taximan à Lemba, ainsi que la multiplication des plaintes de citoyens face à l’insécurité persistante. Autant d’événements qui fragilisent la position du patron de la territoriale.
Si le seuil requis de signatures est confirmé, cette motion pourrait être rapidement inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à un débat potentiellement houleux. L’hémicycle pourrait alors se transformer en véritable tribune d’évaluation de la politique sécuritaire du gouvernement.
Toutefois, la prudence reste de mise. Le chiffre avancé de 56 signatures n’a pas encore été officiellement validé par le bureau de l’Assemblée nationale. Mais sur le plan politique, le signal est déjà clair : la question sécuritaire s’impose désormais comme un facteur majeur de fragilisation du gouvernement au Parlement.
