Pendant que des familles de déplacés de l’Est du pays vivent le calvaire dans la province du Haut-Katanga, le gouvernement congolais a récemment annoncé son intention d’accueillir des migrants refoulés des États-Unis sur le sol de la RDC. À Lubumbashi, la réalité est bien différente : des déplacés venus de Goma et Bukavu survivent dans la détresse et le désespoir, abandonnés à leur sort.

Installées depuis près d’un an pour certaines, ces familles vivent dans une précarité extrême. Elles manquent d’abris, de soins médicaux, de nourriture et d’accès à l’éducation pour leurs enfants. Malgré plusieurs sit-in organisés pour attirer l’attention des autorités locales, l’aide promise se fait toujours attendre.

Le premier sit-in a eu lieu à l’Assemblée provinciale, où les déplacés ont été reçus et une réponse favorable leur a été promise dans les jours suivants. Mais aucune suite concrète n’a été donnée. Ils se sont ensuite rendus à deux reprises au gouvernorat, sans être reçus. Face à cette situation, la société civile a dénoncé l’indifférence des autorités .

Cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein de la population, notamment à Lubumbashi : comment la RDC peut-elle envisager d’accueillir des migrantsf expulsés des États-Unis alors que ses propres compatriotes vivent dans des conditions aussi précaires, sans abris, soins médicaux, nourriture ou installations sanitaires appropriées ?

La RDC veut ouvrir ses portes aux étrangers, mais oublie ceux qui crient déjà à l’aide sur son propre sol.

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