Dans un communiqué rendu public lundi 2 mars, l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) affirme avoir mené une opération ciblée contre des drones de combat qui, selon elle, étaient destinés à frapper des zones civiles à proximité de Kisangani. Le mouvement rebelle accuse par ailleurs les autorités de Kinshasa de poursuivre des bombardements qu’il qualifie d’« aveugles » dans des zones densément peuplées.

Dans ce document signé par son porte-parole, l’AFC/M23 soutient que ses forces ont agi pour neutraliser une menace imminente.

« Nos forces déployées à proximité de la ville de Kisangani ont mené une opération ciblée visant à neutraliser et à détruire des drones qui s’apprêtaient à être lancés pour massacrer des civils et attaquer nos positions », indique le communiqué.

Le mouvement justifie cette action par ce qu’il présente comme un « devoir patriotique de protéger les populations innocentes ». Il affirme que ses opérations se poursuivront tant que la coalition gouvernementale ne mettra pas fin aux hostilités dans les zones qu’il contrôle.

Dans un ton particulièrement accusateur, l’AFC/M23 dénonce une « stratégie de terreur visant directement les populations civiles » et impute la responsabilité des violences en cours aux autorités de Kinshasa. « Ces crimes odieux engagent pleinement la responsabilité du régime de Kinshasa et de sa coalition criminelle », peut-on lire dans le communiqué.

Le mouvement évoque également la mort de plusieurs de ses combattants, dont son porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Willy Ngoma, présenté comme une figure emblématique du groupe.

Alors que le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo continue d’alimenter une crise sécuritaire et humanitaire persistante, cette nouvelle déclaration illustre la montée des tensions autour de l’usage présumé de drones dans les affrontements.

Aucune réaction officielle des autorités congolaises n’avait encore été enregistrée au moment de la publication de cet article.

L’évolution de la situation autour de Kisangani et dans les territoires voisins reste suivie de près, dans un contexte marqué par des appels croissants à la désescalade et à la protection des civils, tant au niveau national qu’international.

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