Trois personnes ont trouvé la mort lundi 2 mars dans une attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. L’assaut a visé un site de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) situé à Kivulya, près du camp Ngayi, au sein du Parc national des Virunga.
Selon des sources locales concordantes, des hommes armés présentés comme appartenant à des groupes Maï-Maï ont pris pour cible les installations des écogardes, entraînant des échanges de tirs. Les agents de l’ICCN, appuyés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont riposté afin de repousser l’attaque.
Un bilan provisoire fait état de trois morts, dont deux assaillants neutralisés lors de la riposte. Une femme présente sur le site aurait également été tuée par les assaillants, selon les premières informations recueillies sur place. Ce bilan pourrait toutefois évoluer.
Cette attaque met en lumière la persistance de l’insécurité dans et autour du Parc des Virunga, où les écogardes sont régulièrement confrontés à la présence et aux incursions de groupes armés actifs dans la région.
À ce stade, les autorités sécuritaires provinciales ne se sont pas encore exprimées officiellement sur cet incident. De leur côté, les acteurs de la conservation appellent au renforcement des dispositifs de sécurité afin de mieux protéger les agents ainsi que les communautés riveraines des zones protégées.
