La situation humanitaire reste extrêmement préoccupante dans le territoire de Walungu, situé dans la province du Sud-Kivu, où plus de 105 000 personnes déplacées internes vivent dans des conditions critiques, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Des besoins vitaux largement insatisfaits
D’après cette agence de l’Organisation des Nations unies, les déplacés font face à de graves pénuries de nourriture, d’abris adéquats, de soins de santé et de services de protection. La majorité d’entre eux ont fui les violences et les affrontements armés dans leurs villages d’origine, cherchant refuge soit dans des familles d’accueil déjà vulnérables, soit dans des sites spontanés dépourvus d’infrastructures de base.
Ces sites improvisés ne disposent ni d’installations sanitaires suffisantes ni d’un accès sécurisé à l’eau potable, exposant les populations à des risques accrus de maladies et d’insécurité.
Une réponse humanitaire insuffisante
OCHA alerte sur la dégradation rapide des conditions de vie, aggravée par l’insuffisance de l’assistance humanitaire face à l’ampleur des besoins. Les organisations présentes sur le terrain peinent à répondre efficacement à la crise, notamment en raison du déficit de financements et des contraintes sécuritaires persistantes qui entravent l’acheminement de l’aide.
Cette combinaison de facteurs limite considérablement la capacité des acteurs humanitaires à déployer des interventions d’urgence à la hauteur des besoins recensés.
Femmes et enfants en première ligne
Les femmes et les enfants, qui constituent la majorité des personnes déplacées, figurent parmi les plus exposés aux risques de malnutrition, de violences basées sur le genre et de rupture de l’accès à l’éducation. La protection de ces groupes vulnérables apparaît comme une priorité urgente.
Appel à une mobilisation accrue
Face à cette crise, OCHA appelle les partenaires humanitaires et les autorités compétentes à renforcer immédiatement l’aide d’urgence, tant en ressources financières qu’en capacités opérationnelles, afin de prévenir une aggravation de la situation.
Sans une mobilisation rapide et coordonnée, la crise humanitaire à Walungu pourrait s’intensifier davantage, avec des conséquences durables pour des dizaines de milliers de civils déjà fragilisés par les violences.
