La justice environnementale est au centre d’une table ronde organisée du 22 au 23 septembre 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre vise à contribuer à la construction d’une vision congolaise de la transition juste, fondée notamment sur les réalités territoriales, les droits des communautés locales et des peuples autochtones ainsi que la préservation des écosystèmes.

À l’ouverture de ces travaux, Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (CORAP), a précisé les principaux objectifs de cette rencontre.

«L’objectif global ici est de contribuer à la construction d’un processus de développement d’une vision congolaise de la transition juste, fondée sur les réalités territoriales, les droits des communautés locales et des peuples autochtones, la justice environnementale et la préservation des écosystèmes», a déclaré Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (Corap).

Durant ces deux jours d’échanges, les participants doivent notamment réfléchir aux conditions nécessaires à la mise en place d’un modèle de développement compatible avec les enjeux de justice environnementale et sociale en RDC.

«Cette séance d’échange de deux jours aura notamment comme objectif spécifique de susciter un débat public sur les conditions d’un modèle de développement compatible avec la justice environnementale et sociale en RDC ; de promouvoir des modèles de développement alternatifs à lʼextractivisme, fondés sur la diversification économique, la transformation locale, les emplois décents, l’accès équitable à l’énergie et la protection des territoires», a-t- il ajouté.

La rencontre entend également déboucher sur une feuille de route nationale, inclusive et multisectorielle. Celle-ci devrait contribuer à faire émerger une vision commune et à favoriser l’adoption d’une stratégie nationale de transition juste en RDC.

Pour Emmanuel Musuyu, il est également question de formuler des recommandations à l’endroit des différentes parties prenantes appelées à jouer un rôle dans la mise en œuvre de cette transition.

À cette occasion, le secrétaire exécutif de la CORAP a également procédé au lancement du « Livre blanc », un document d’une soixantaine de pages consacré à la transition juste en RDC. Cet ouvrage est présenté comme une référence pour alimenter le dialogue national et contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale.

Parmi les panelistes figure René Ngongo, conseiller de la République et rapporteur au Conseil économique et social, qui a notamment parlé de la convergence sur la transition juste de l’énergie.

« Cette activité a eu le mérite de nous présenter le livre blanc, sur la transition énergétique juste en RDC, ce qu’il faut savoir, nous avons un pays avec un potentiel énergétique énorme mais il faut ajouter aussi les minerais stratégiques qui nous confère encore ce rôle de pays solution sur les questions de changement climatique, donc il est question de voir comment ce potentiel peut être capitalisé et quand on parle d’une transition juste c’est parce qu’on doit mettre la population au centre » a-t-il expliqué.

Le Livre blanc présenté au cours de cette table ronde contient également des propositions formulées par la société civile et les communautés concernées par les questions liées à la transition énergétique et à l’environnement.

À travers ce document, les organisateurs souhaitent notamment contribuer à une meilleure prise en compte des préoccupations climatiques ainsi que des attentes des communautés dans les politiques et stratégies liées à la transition énergétique en RDC.

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