L’opposant congolais Martin Fayulu a réagi au débat sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo, dénonçant une initiative qu’il juge dangereuse dans le contexte sécuritaire et institutionnel actuel. Dans un message publié sur son compte X , le leader de l’opposition a mis en garde contre ce qu’il considère comme une fuite en avant susceptible d’aggraver la fragilité de l’État.
S’appuyant sur des travaux reconnus en économie politique, notamment ceux des chercheurs Daron Acemoglu et James A. Robinson, Martin Fayulu a affirmé que l’histoire mondiale démontre que ce sont les États qui affaiblissent leurs propres institutions qui finissent par s’effondrer et produire la pauvreté. Selon lui, la situation actuelle de la RDC illustre tragiquement cette réalité.
Dans son message structuré en plusieurs points, l’opposant estime que réviser la Constitution dans un contexte marqué par l’insécurité et l’occupation d’une partie du territoire par le Rwanda serait une décision lourde de conséquences. Il évoque notamment l’érosion de l’autorité de l’État, la multiplication d’administrations parallèles et la souffrance quotidienne des populations comme autant de signes d’un environnement inadapté à une réforme constitutionnelle.
Martin Fayulu soutient par ailleurs que le véritable problème du pays ne réside pas dans le texte constitutionnel lui-même, mais dans son non-respect répété. Selon lui, modifier la Constitution ne saurait corriger les comportements de ceux qui la violent, soulignant que la priorité devrait être le respect des règles existantes plutôt que leur modification.
Dans un ton alarmiste, l’opposant a également évoqué des menaces internes, estimant que la quête du pouvoir au détriment du peuple représente un danger aussi sérieux que les menaces extérieures. Il a enfin appelé à la prudence, invoquant la sagesse bantoue pour exhorter les dirigeants à mesurer la portée historique de leurs décisions concernant l’avenir de plus de 120 millions de Congolais.
Cette prise de position intervient dans un climat politique tendu, marqué par des débats persistants autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, sujet qui continue de polariser la classe politique et l’opinion publique en RDC.
