Une nouvelle attaque meurtrière a endeuillé le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Une femme et cinq enfants d’une même famille ont été tués dans la nuit au village de Butare, situé dans la localité de Kabizo, en chefferie de Bwito.
Selon l’administrateur du territoire de Rutshuru, Euphrem Kabasha, les six victimes appartenaient à la famille du chef local, Monsieur Rugamba. Elles auraient été assassinées lors d’une attaque menée contre leur village.
L’autorité territoriale affirme que cette attaque est attribuée aux combattants des FDLR, agissant avec des éléments du CMC. Les assaillants auraient frappé les habitants durant la nuit, semant la terreur au sein de la population.
Euphrem Kabasha dénonce un acte qu’il qualifie d’ignoble et exprime son indignation face à ce nouveau drame qui frappe des civils innocents dans le territoire de Rutshuru.
Il soutient que les FDLR, qu’il accuse d’être soutenus par le pouvoir de Kinshasa, poursuivent des actes de violence contre les populations civiles, notamment des assassinats, des viols et des pillages dans plusieurs localités du territoire.
L’administrateur estime que cette situation sécuritaire demeure préoccupante et appelle à une mobilisation accrue pour protéger les habitants des zones exposées aux attaques des groupes armés.
Face à cette tragédie, il invite la population à renforcer sa collaboration avec les services de sécurité afin de signaler rapidement tout mouvement ou comportement suspect.
Selon lui, une meilleure circulation des informations permettrait aux forces de sécurité d’intervenir à temps et de prévenir de nouvelles attaques contre les civils.
Euphrem Kabasha insiste également sur la nécessité d’une vigilance permanente de la population afin de contribuer aux efforts de sécurisation du territoire de Rutshuru.
Cette nouvelle tuerie illustre une fois de plus la persistance de l’insécurité dans plusieurs villages de la chefferie de Bwito, où les habitants continuent de vivre sous la menace des groupes armés.
Les circonstances exactes de cette attaque restent à établir de manière indépendante. En attendant d’éventuelles confirmations ou réactions des parties mises en cause, la population locale demeure sous le choc après la perte de six membres d’une même famille.
