La crise interne s’intensifie au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), où les divisions s’affichent désormais au grand jour. Récemment radié du parti, Otto Bahizi, pourtant membre fondateur de cette formation politique, rejette catégoriquement la décision prise à son encontre, qu’il qualifie de « non-événement ».
Dans une déclaration au ton ferme, Otto Bahizi remet en cause la légitimité du président du parti, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Il affirme que ce dernier ne disposerait plus de l’autorité nécessaire pour diriger l’AFDC, soutenant que son mandat aurait expiré depuis le 3 novembre 2025, le reléguant ainsi au rang de simple membre.
Poursuivant ses critiques, Bahizi invite le leader de l’AFDC à « redescendre sur terre ». Il dénonce également des pratiques qu’il assimile à du népotisme, accusant notamment le sénateur d’avoir favorisé ses proches dans la répartition des postes au sein du parti.
Ces prises de position interviennent dans un climat de fortes turbulences au sein de l’AFDC, marqué par des rivalités de leadership et une contestation croissante de l’autorité de la direction actuelle.
Cette nouvelle escalade verbale laisse entrevoir une crise politique durable au sein de cette formation, dont l’unité apparaît plus que jamais fragilisée.
