Le village de Kazinga, situé dans le groupement Nyamaboko 1er, territoire de Masisi, est repassé ce mardi 3 mars sous le contrôle des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), à l’issue de violents affrontements les opposant aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes d’autodéfense dits « wazalendo » et des mercenaires.
Selon des sources locales, les combats ont éclaté dès les premières heures de la matinée et se sont intensifiés tout au long de la journée, semant la panique au sein de la population. Plusieurs habitants ont fui vers des villages voisins, cherchant refuge face à la recrudescence des violences. Ces nouveaux déplacements illustrent une fois de plus la vulnérabilité des civils dans une zone en proie à des affrontements récurrents.
Cette reprise de Kazinga met en évidence la fragilité du dispositif sécuritaire dans cette partie du territoire de Masisi. Malgré leur présence sur le terrain, les FARDC et leurs alliés peinent à consolider durablement leurs positions, laissant place à des offensives rebelles répétées. La situation témoigne d’un rapport de force toujours fluctuant, où le contrôle territorial change régulièrement de main.
Le bilan humain des affrontements reste, à ce stade, difficile à établir. Toutefois, des sources concordantes évoquent d’importants dégâts matériels et une angoisse grandissante parmi les habitants, déjà éprouvés par des années d’insécurité.
La situation à Masisi reflète l’instabilité persistante qui caractérise l’est de la République démocratique du Congo. Les combats successifs fragilisent davantage le tissu social local et mettent à rude épreuve la crédibilité des autorités militaires et politiques dans leur mission de protection des populations.
Pour les habitants de Kazinga et des environs, cette nouvelle perte de contrôle renforce le sentiment d’abandon et souligne la précarité d’un retour durable à la paix dans cette région stratégique du Nord-Kivu.
