Le Front Démocratique Africain (FDA) est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « répression sanglante » exercée contre des militants politiques et des acteurs de la société civile opposés au projet de révision constitutionnelle attribué au président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration rendue publique le 12 juin 2026, le mouvement exige la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées lors des récentes manifestations.
Selon le FDA, les militants visés participaient à des actions pacifiques destinées à exprimer leur désaccord face au projet de changement de la Constitution. L’organisation estime que les arrestations et les violences enregistrées constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la loi.
Le mouvement condamne également l’interdiction des activités des organisations regroupées au sein de la plateforme « Sauvons la RDC ». Pour ses dirigeants, cette mesure traduit une volonté du pouvoir de réduire au silence les voix critiques et d’empêcher toute expression démocratique.
Dans son communiqué, le FDA accuse le régime en place d’avoir recours à la force pour contenir les revendications de l’opposition. Il déplore notamment les affrontements survenus lors d’un sit-in organisé par des opposants politiques, lesquels auraient fait plusieurs victimes.
L’organisation affirme que la crise politique actuelle s’aggrave davantage avec le refus du pouvoir de répondre favorablement aux initiatives de dialogue portées conjointement par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).
Pour le Front Démocratique Africain, le rejet de ces démarches de médiation réduit considérablement les chances d’une résolution pacifique des tensions qui secouent le pays. Le mouvement estime que cette attitude alimente un climat de méfiance et d’instabilité.
Dans sa déclaration, le FDA évoque également des cas présumés d’enlèvements, de détentions arbitraires et d’emprisonnements clandestins visant aussi bien des responsables politiques que des officiers des forces armées. Ces allégations, qui n’ont pas fait l’objet de confirmation officielle, sont présentées comme des preuves d’une dérive autoritaire du régime.
Le mouvement considère par ailleurs que le soutien international dont bénéficierait le président Félix Tshisekedi ne saurait justifier, selon lui, les violations présumées des droits humains dénoncées dans le pays.
S’inscrivant dans la dynamique lancée par l’ancien président Joseph Kabila dans son appel du 11 juin 2026, le FDA invite les Congolais à renforcer leur mobilisation citoyenne afin de défendre les principes démocratiques et l’État de droit.
Toutefois, l’organisation insiste sur le recours aux moyens légaux prévus par la Constitution pour mener cette mobilisation. Elle appelle la population à s’engager pacifiquement dans les actions qu’elle juge nécessaires pour obtenir un changement de gouvernance.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par de vives tensions autour des débats institutionnels et sécuritaires en République démocratique du Congo. Alors que les divergences entre le pouvoir et une partie de l’opposition se creusent, plusieurs acteurs nationaux et internationaux continuent de plaider pour un dialogue inclusif afin d’éviter une aggravation de la crise.
Le communiqué est signé par Albert Mukulubundu, président et porte-parole du Front Démocratique Africain, qui réaffirme l’engagement de son mouvement à poursuivre son combat politique en faveur de ce qu’il présente comme la restauration de la démocratie en RDC.Chapô :
Dans une déclaration publiée le 12 juin 2026, le Front Démocratique Africain (FDA) condamne la répression des manifestations hostiles au projet de révision constitutionnelle, exige la libération des personnes arrêtées et appelle les Congolais à une mobilisation citoyenne par des moyens légaux.
