Près d’une trentaine de journalistes ont participé, mercredi 11 février à Goma, à une session de formation consacrée à l’approche sensible au genre en contexte humanitaire. L’initiative a été organisée par l’ONG La Benevolencija, engagée dans la promotion d’un journalisme responsable, éthique et attentif aux réalités sociales.
Cette formation visait à renforcer les capacités des professionnels des médias dans l’intégration de la dimension genre dans le traitement de l’information, particulièrement dans les zones confrontées à des crises humanitaires récurrentes. Les participants ont été outillés pour produire des contenus plus équilibrés, inclusifs et respectueux des groupes vulnérables.
Intervenant en qualité de formatrice, Mme Colette Salima a rappelé la responsabilité particulière du journaliste en situation de crise. « Le journaliste est à la fois témoin, interprète et protecteur », a-t-elle souligné. Selon elle, le professionnel des médias en contexte humanitaire joue un rôle d’intermédiaire entre les victimes et la société, de relais d’alerte auprès des décideurs, mais aussi d’observateur rigoureux et impartial, engagé dans la recherche de la vérité.
Les échanges ont également porté sur le rôle des médias en situation d’urgence et sur la nécessité d’adopter une approche transversale des problématiques humanitaires. Les formateurs ont insisté sur l’importance de contextualiser les faits, d’éviter les stéréotypes et d’accorder une place aux voix souvent marginalisées, notamment celles des femmes et des filles.
Dans une région marquée par les conflits armés, les déplacements massifs de populations et les violences basées sur le genre, cette initiative apparaît comme un levier pour améliorer la qualité de l’information diffusée. Les journalistes ont ainsi été appelés à promouvoir une communication respectueuse de la dignité humaine, contribuant à la cohésion sociale et à une meilleure prise en compte des alertes humanitaires.
Les participants ont salué l’initiative, estimant que les acquis de cette formation leur permettront d’adapter davantage leur travail aux réalités du terrain. Pour La Benevolencija, cette activité s’inscrit dans une série d’actions visant à renforcer la responsabilité sociale des médias dans les contextes fragiles.
