Reçus par Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, plusieurs leaders de l’opposition congolaise ont appelé à une approche plus inclusive pour sortir la République démocratique du Congo de la crise sécuritaire et politique persistante.
Ils estiment que les initiatives diplomatiques actuelles restent insuffisantes pour garantir une paix durable.
Au cours de la rencontre, les opposants ont souligné que « les accords de Doha et de Washington ne sauraient, à eux seuls, constituer une solution durable au conflit qui secoue le pays ». Selon eux, ces démarches doivent impérativement être complétées par un processus plus large impliquant l’ensemble des forces politiques et sociales congolaises.
Les leaders de l’opposition ont réaffirmé leur attachement à « un dialogue inclusif, sans marginalisation d’aucun acteur ». Ils estiment qu’« aucune solution viable ne peut émerger en excluant certaines parties prenantes » et que seule une concertation nationale permettra de traiter en profondeur les causes structurelles de l’instabilité.
Dans cette optique, ils ont exprimé leur soutien à « un dialogue placé sous l’égide de la CENCO et de l’ECC, organisé à l’étranger », une option jugée nécessaire pour garantir la sécurité des opposants en exil et offrir un cadre neutre propice à des échanges sincères.
Autre point central soulevé lors des discussions : la situation des détenus politiques et d’opinion. Les opposants ont plaidé pour leur libération immédiate, qu’ils considèrent comme « un préalable indispensable à toute réconciliation nationale », insistant sur la nécessité de mettre fin aux arrestations à caractère politique et de respecter les libertés fondamentales.
Cette rencontre avec Jean-Pierre Lacroix s’inscrit dans une série de démarches de l’opposition congolaise auprès des partenaires internationaux, dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire et les déplacements massifs de populations.
À travers ces plaidoyers, les opposants espèrent relancer un processus politique capable d’apporter une réponse globale et durable aux multiples fractures qui fragilisent la République démocratique du Congo.
