Le projet de dialogue national et inclusif en RDC révèle aujourd’hui de profondes fractures entre le pouvoir et l’opposition. Alors que le président Félix Tshisekedi insiste pour que les échanges se tiennent sur le sol national, certains acteurs, comme l’abbé Donatien Nshole, plaident pour un dialogue à l’extérieur du pays, invoquant des raisons de sécurité.

Ces positions divergentes alimentent les critiques. Le parti Ensemble pour la République dénonce de « flagrantes contradictions » dans la conduite du Chef de l’État, pointant son ouverture au dialogue avec l’AFC/M23 à Doha, hors du territoire national, tout en excluant la même possibilité pour l’opposition congolaise. Ce parti exige des préalables clairs : levée de toutes les condamnations, libération des prisonniers politiques et fin des poursuites judiciaires à caractère politique.

Delly Sesanga et son parti s’opposent quant à eux à tout dialogue politique « sous conditions », estimant qu’il ne répond ni aux exigences démocratiques ni aux attentes légitimes du peuple. À l’inverse, Lamuka, à travers son porte-parole Prince Epenge, privilégie une approche pragmatique : « Le plus important, ce n’est ni celui qui convoque ni le lieu de la rencontre, l’essentiel, ce sont les objectifs poursuivis ».

Entre exigences démocratiques, préoccupations sécuritaires et ambitions politiques, le dialogue national reste un terrain complexe. La question centrale demeure : la RDC parviendra-t-elle à un dialogue véritablement inclusif, capable de répondre aux attentes du peuple et de pacifier le pays ?

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