Depuis plus d’une semaine, le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, est complètement privé de téléphonie mobile et de connexion internet. À ce jour, aucune communication officielle n’a été faite pour expliquer ou préciser la durée de cette interruption.
Une population coupée du monde
Privés de tout moyen de communication, les habitants ne peuvent ni appeler, ni envoyer de messages, ni accéder aux plateformes numériques. Cette situation accentue l’isolement d’une population déjà fragilisée par l’insécurité.
« Nous ne savons plus communiquer avec nos proches ni avec l’extérieur. Même les informations essentielles ne nous parviennent plus », témoigne un résident, qui a dû se déplacer jusqu’à la ville de Goma pour accéder au réseau.
Des activités socio-économiques paralysées
La coupure du réseau affecte plusieurs secteurs clés : transferts d’argent, petits commerces, activités journalistiques, humanitaires et entrepreneuriales. Pour de nombreux ménages, notamment ceux dirigés par des femmes, la situation entraîne une perte immédiate de revenus, accentuant la précarité.
Un enjeu sécuritaire et de droit à l’information
Dans un contexte sécuritaire tendu, l’accès à l’information est vital. L’absence de réseau empêche la diffusion d’alertes sécuritaires et limite la capacité de la population à signaler des incidents ou à demander de l’aide. Cette coupure soulève également des questions sur le droit à l’information et la protection des civils en période de conflit.
Attente d’une clarification officielle
Les habitants de Rutshuru attendent que les autorités compétentes ou les opérateurs de télécommunication s’expriment pour clarifier les raisons exactes de cette coupure et donner des perspectives de rétablissement du réseau.
