Un an après les événements qui ont profondément bouleversé la ville de Goma, la population continue de faire face à une crise humanitaire persistante. Pour de nombreuses familles, la vie quotidienne est désormais rythmée par la précarité, l’épuisement moral et une survie devenue incertaine, dans un contexte où les repères économiques et sociaux se sont effondrés.
Une vie bouleversée du jour au lendemain
Avant ces bouleversements, malgré les difficultés, les habitants parvenaient encore à s’organiser. Les petites activités économiques permettaient de couvrir les besoins essentiels. Aujourd’hui, cet équilibre déjà fragile a disparu, laissant place à une profonde incertitude, témoigne Furaha, habitante de Goma.
Banques et aéroport fermés : des milliers de familles privées de revenus
La fermeture des banques et de l’aéroport a considérablement aggravé la situation humanitaire. Ces secteurs constituaient une source de revenus directe ou indirecte pour de nombreuses familles : agents, commerçants, transporteurs ou prestataires de services.

Avec l’arrêt de ces activités, les économies sont devenues inaccessibles et les opportunités de travail se sont raréfiées. « Beaucoup ne savent plus à quel saint se vouer », confie un père de famille à Goma. La vie économique locale tourne au ralenti.
Chômage, faim et lutte pour la survie
Le chômage s’est installé durablement. Trouver de quoi manger chaque jour est devenu un combat. Nourrir sa famille représente désormais un défi permanent, particulièrement pour les ménages déjà vulnérables.
Fatigue morale et résilience mise à l’épreuve
Au fil des mois, la fatigue psychologique s’accumule. La peur du lendemain, l’angoisse et l’épuisement moral pèsent lourdement sur les habitants. Pourtant, malgré tout, la population continue de faire preuve de résilience, portée par la solidarité et des stratégies de survie improvisées.
« Nous nous battons chaque jour pour survivre. On continue parce qu’on n’a pas le choix », confie Furaha, qui s’est lancée dans la fabrication de jus naturels afin de subvenir aux besoins de ses enfants malgré les difficultés.
Un an après, la crise humanitaire à Goma demeure préoccupante. Derrière chaque famille et chaque témoignage se cache une lutte silencieuse pour vivre dignement, dans un contexte où survivre est devenu l’objectif principal.
