Le collectif Urgence DRC a annoncé son intention de déposer une plainte auprès des autorités canadiennes contre Lisette Kabanga et Jean-Claude Bukasa, présentés comme responsables du Conseil national de cyberdéfense en République démocratique du Congo. Les deux personnalités sont accusées de graves violations des droits humains.
Selon un communiqué rendu public par le collectif, parcouru par Actu26.com, cette initiative fait suite à un travail de monitoring, ainsi qu’à une collecte de preuves menée en collaboration avec les familles des victimes. Urgence DRC affirme disposer d’éléments documentés qu’il juge suffisamment solides pour saisir la justice canadienne.
Le choix du Canada s’explique, d’après le collectif, par l’existence de mécanismes juridiques permettant de poursuivre des auteurs présumés de violations graves des droits humains, y compris lorsque les faits ont été commis à l’étranger. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à lutter contre l’impunité et à mobiliser les juridictions internationales lorsque les recours nationaux sont jugés insuffisants ou inaccessibles.
Sans entrer dans le détail des faits reprochés, Urgence DRC évoque des atteintes sérieuses aux droits fondamentaux, dans un contexte de restrictions des libertés, de surveillance et de répression numérique en RDC. Le collectif appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à prendre la mesure de la gravité des accusations.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des personnes mises en cause ou des autorités congolaises. Le dépôt effectif de la plainte pourrait toutefois ouvrir un nouveau front judiciaire à l’international, illustrant le recours croissant des organisations de la société civile congolaise aux juridictions étrangères pour faire valoir les droits des victimes.
