Depuis le début du mois de janvier 2026, la ville de Goma et ses environs font face à une recrudescence préoccupante de l’insécurité, qui s’installe dans un climat de silence et d’indifférence apparente. En l’espace de deux semaines, au moins neuf personnes ont perdu la vie dans des circonstances tragiques et variées, mettant en lumière une situation alarmante pour les populations civiles.
Selon des informations rapportées par le magazine hebdomadaire Goma+, quatre personnes ont été tuées par armes à feu ou armes blanches, deux corps sans vie ont été découverts dans des conditions non encore élucidées, tandis que trois autres décès sont liés à des suicides. Les victimes, toutes civiles, se composent de trois femmes et de six hommes, illustrant l’ampleur et la gravité de cette vague de violences qui frappe sans distinction.
L’ensemble de ces incidents a été enregistré dans les communes de Goma et de Karisimbi, ainsi que dans une partie du territoire voisin de Nyiragongo, à l’ouest de la ville. Les quartiers Les Volcans et Lac-Vert (commune de Goma), Ndosho et Katoyi (commune de Karisimbi), ainsi que Bugamba et Turunga (territoire de Nyiragongo) figurent parmi les zones les plus touchées.
À cette situation déjà préoccupante s’ajoutent de nombreux autres incidents sécuritaires, notamment des accidents mortels de la circulation, des incursions de bandits armés dans des habitations civiles, des enlèvements, ainsi que des arrestations arbitraires. Ces faits sont régulièrement signalés dans plusieurs quartiers de la ville et dans certaines zones périphériques.
D’après le même magazine, cette criminalité croissante impliquerait aussi bien des bandits armés non identifiés que des éléments affiliés à l’AFC/M23, dans des zones sous contrôle de l’armée rwandaise et de ses alliés.
Ces actes viennent s’ajouter à d’autres violations des droits humains déjà documentées dans la région, renforçant un climat de peur et un profond sentiment d’insécurité au sein de la population.
Face à cette détérioration continue de la situation sécuritaire en ce début d’année 2026, plusieurs voix s’élèvent pour exiger des mesures urgentes visant à protéger les civils, rétablir l’ordre public et mettre fin à l’impunité qui semble alimenter cette spirale de violences.
