L’organisation Agir pour le Patriotisme, les Droits de l’Homme et la Justice (APDHJ) a rendu public le 9 janvier dernier, un communiqué dans lequel elle condamne avec fermeté les pratiques jugées illégales employées ces derniers, lors des arrestations des opposants journalistes et activistes, par les services se réclamant du Conseil National de la Cyberdéfence (CNC). Une structure mise en place et placée sous la présidence de la République.
L’organisation cite notamment les cas d’Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga, Parole Kamizelo, Nathanaël Onokomba et du journaliste John Kabamba. Selon l’APDHJ, ces personnes ont été interpellées en dehors de toute procédure légale, souvent à leur domicile, sans mandat, parfois en pleine journée, sans qu’elles ne soient informées des motifs de leur arrestation.
Le communiqué souligne que plusieurs d’entre elles ont été conduites vers des lieux de détention non identifiés, parfois tenues au secret, sans accès à leurs avocats ni contact avec leurs familles. L’APDHJ qualifie ces méthodes de « contraires à la loi » et les assimile à des enlèvements, une grave atteinte aux droits fondamentaux.
L’organisation s’inquiète également de l’absence de communication du parquet et des services compétents, ainsi que du non-respect de la présomption d’innocence. Pour elle, une simple convocation aurait suffi pour entendre les concernés sans recourir à des méthodes brutales.
L’APDHJ appelle les autorités congolaises à respecter strictement les procédures légales et à garantir les droits de toute personne interpellée, quelle que soit son appartenance politique.
