L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a vivement dénoncé l’enlèvement du caméraman Stéphane Shisso, professionnel des médias, victime d’une détention jugée clandestine et arbitraire. Dans un communiqué rendu public, l’organisation fait savoir que le journaliste aurait été détenu au camp militaire de Kimbembe, avant d’être transféré à Kinshasa sans aucune assistance.

Selon l’UNPC, cette interpellation s’est opérée en dehors de tout cadre légal, sans motif officiellement connu. Le Comité sectionnaire de l’UNPC-Katanga estime que cet acte constitue une grave atteinte à la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution de la République démocratique du Congo.

L’organisation professionnelle des journalistes souligne également qu’il s’agit d’une violation manifeste des droits humains, d’autant plus que Stéphane Shisso serait détenu par des éléments de la Garde républicaine, sans information claire sur les raisons de son enlèvement, assimilé à un traitement indigne réservé à un « vulgaire criminel».

Rappelant que « la caméra n’est pas une arme », l’UNPC-Katanga exige la libération immédiate et sans condition du caméraman. Elle appelle l’opinion nationale et internationale à rester vigilante face à ces pratiques, qui fragilisent davantage l’exercice du journalisme et l’État de droit en RDC.

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