Le centre de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, a été frappé par une attaque aérienne meurtrière ce vendredi 2 janvier 2026. Selon des sources locales et des organisations de défense des droits humains, des bombardements attribués aux Forces armées de la RDC (FARDC) ont causé la mort d’au moins quatre civils et fait plus de quinze blessés, tous des non-combattants.

D’après les mêmes sources, les frappes ont touché une zone densément peuplée, provoquant une vive panique au sein de la population. Parmi les infrastructures atteintes figure un bâtiment ayant servi pendant plusieurs années de base logistique et d’hébergement aux acteurs humanitaires, notamment ceux du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), un fait jugé particulièrement préoccupant.

Face à la gravité de ces événements, plusieurs organisations de défense des droits humains, dont la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) Congo, l’Action pour les Droits Humains (APDH) France et la Diaspora Plurielle Congolaise (DPC) France, rappellent qu’elles mènent depuis janvier 2025 des enquêtes approfondies sur les exactions commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Ces organisations soulignent que le droit international humanitaire, notamment les Conventions de Genève, impose aux parties à un conflit armé le respect strict des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Le bombardement d’une zone habitée, sans objectif militaire clairement identifié, pourrait constituer une violation grave de ces principes et être qualifié de crime de guerre au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Estimant que la population civile du Nord-Kivu est de plus en plus exposée à des violences indiscriminées, les organisations signataires réaffirment leur engagement à documenter ces faits, à établir les responsabilités et à saisir, le moment venu, les mécanismes nationaux et internationaux de justice afin que les auteurs de ces violations graves répondent de leurs actes.

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