Le marché de Biréré, dans la ville de Goma, enregistre une baisse notable des prix des denrées alimentaires en cette fin d’année 2025. Toutefois, cette évolution ne s’accompagne pas d’une reprise significative des activités commerciales, selon les observations réalisées le mercredi 24 décembre par Actu26.com

Sur les étalages, les produits de première nécessité restent disponibles : riz, haricots, farine de maïs, huile végétale, légumes ainsi que différentes variétés de viande. Les vendeurs rencontrés confirment une diminution des prix par rapport aux années précédentes, une situation qu’ils attribuent notamment à l’approvisionnement actuel du marché. Malgré cela, l’affluence des clients demeure faible.

Les commerçants expliquent que cette baisse des prix n’a pas suffi à stimuler les ventes. Selon eux, le principal frein reste la faible circulation de l’argent au sein de la population.

« L’an passé, la viande se vendait entre 14 et 16 mille francs congolais. Aujourd’hui, la viande de chèvre est restée à 14 mille francs, tandis que celle de bœuf est descendue entre 12 000 et 12 500 francs. Mais les clients ne viennent plus comme avant », témoigne un vendeur.

Du côté des acheteurs, le constat est similaire. Plusieurs reconnaissent que certains produits sont devenvenus plus abordables, mais estiment que leur pouvoir d’achat ne leur permet pas d’augmenter leurs dépenses alimentaires.

« Les pommes de terre, par exemple, se vendent aujourd’hui entre 800 et 950 francs, alors qu’elles coûtaient 1 200 francs auparavant. Le haricot aussi a baissé, mais l’engouement n’est plus le même », confie un client.

Dans les différentes artères du centre commercial de Biréré, vendeurs et acheteurs s’accordent à dire que la conjoncture économique actuelle pèse lourdement sur les échanges. Malgré l’approche des fêtes de fin d’année, les activités commerciales restent timides, et beaucoup espèrent une amélioration progressive dans les semaines à venir.

Ainsi, la baisse des prix apparaît comme un soulagement relatif, mais demeure insuffisante pour relancer durablement le dynamisme du marché, tant que la question du pouvoir d’achat et de la circulation monétaire reste posée.

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