L’État congolais (RDC) s’est engagé dans une politique de désengorgement des prisons face à une surpopulation chronique et des conditions de détention déplorables (délabrement, manque d’hygiène, nourriture). Ces initiatives récentes incluent la libération de détenus vulnérables et malades.

Cette politique a été mise en application en ville de Butembo au nord-kivu où environ 30 détenus ont obtenu leur libération mercredi 24 décembre dernier à la prison de Kakwangura. Parmi les liberés figurent 14 civils dont 3 femmes et les rentants sont des militaires des FARDC, détenus pour des cas bénins.

L’auditeur militaire de garnison de Butembo ayant procédé à cette libération a révélé que cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique entreprise par le gouvernement.

« Nous avons libéré 30 prévenus parmi lesquels 16 militaires et 14 civils. Nous allons continuer dans ce sens pour ceux qui sont poursuivis pour des cas bénins » a indiqué le capitaine Hubert Kabandani.

Pour le gouvernement provincial du Nord-kivu, cette décision vise non seulement le désengorgement, mais également rendre disponible les militaires pour que leur présence renforce l’effectif pour la sécurisation de la province.

La prison centrale de Kakwangura de Butembo a été construite pour une capacité d’accueil de plus au moins 200 individus mais elle a dépassé jusqu’à plus de 350 dont 31 femmes et 6 nourrissons, qui vivent dans des conditions inconfortables.

La politique de désengorgement est en application en République Démocratique du Congo depuis juillet 2024 et a commencé par la prison centrale de Makala à Kinshasa où près de 2500 prisonniers avaient été libérés entre juillet et septembre 2024, sans conditions sur ordre de l’Ex- ministre de la justice Constant Mutamba. Cette procédure devra s’étendre dans toutes les provinces de la RDC.

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