L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) affirme que son président du Conseil d’administration, le professeur Florimond Muteba Tshitenge, est la cible de menaces de mort répétées provenant d’individus se présentant comme proches du Chef de l’État.

Dans un communiqué rendu public ce mardi 23 décembre, lu par Actu26.Com, l’organisation s’inquiète d’une escalade d’intimidations et interpelle directement la Présidence de la République.

Depuis plusieurs semaines, un individu, utilisant le numéro 099 904 3380, contacte le professeur Muteba en se réclamant d’un mandat du Président Félix Tshisekedi et en prétendant agir comme l’un de ses conseillers. Pourtant, aucune confirmation n’a été fournie par les services officiels de la Présidence. L’ODEP indique par ailleurs que cet interlocuteur serait de nationalité camerounaise et qu’il alterne pressions, menaces explicites et propositions de collaboration politique non sollicitées.

Un second individu, présenté comme son collaborateur et utilisant le numéro 098 710 6636, aurait également proféré des menaces graves ce mardi 23 décembre, toujours en se réclamant des plus hautes autorités du pays. Il affirme même avoir tenté de se rendre au bureau de la Société civile avec d’autres agresseurs, avant de menacer de s’en prendre directement au domicile du professeur Muteba.

Face à ces actes, l’ODEP s’interroge ouvertement : « Qui sont ces personnes qui parlent au nom du Chef de l’État pour proférer des menaces de mort ? Dans quel but ? Et pour quels faits reprochés ? » L’organisation regrette qu’aucune réaction officielle n’ait été enregistrée, malgré la saisine du Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

Dans son communiqué, l’ODEP appelle à une clarification urgente de la Présidence de la République,
l’ouverture immédiate d’une enquête par les services compétents,
la protection physique et morale du professeur Muteba, conformément aux textes nationaux et internationaux relatifs aux droits humains.

L’organisation rappelle que nul ne peut intimider les acteurs de la société civile, ni tenter de réduire au silence ceux qui œuvrent pour la transparence et la redevabilité de l’action publique.

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