Le général John Tshibangu, proche de Christian Malanga, a été incarcéré dans la nuit du samedi 20 décembre à la prison militaire de Ndolo, en compagnie de son complice Libeba. Selon des sources militaires de la Garde républicaine (GR) en poste au Palais de la Nation, Tshibangu occupe une cellule double du quartier VIP, précédemment attribuée au général Freddy Kalume, récemment acquitté par la Haute Cour militaire.

Toujours selon ces sources, dans la nuit du 18 au 19 mai 2024, le général Tshibangu avait été aperçu quelques heures plus tôt dans les installations du Palais de la Nation, où il procédait à une inspection des lieux, avant l’arrivée de Christian Malanga et de son groupe.

Griefs retenus contre lui

Parmi les accusations portées contre le général Tshibangu figurent :
• Tentative de coup d’État et de déstabilisation des institutions de la République ;
• Trahison ;
• Tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel ;
• Escroquerie impliquant un membre influent de la famille biologique du Chef de l’État.

Un contexte politique et militaire tendu

La détention de Tshibangu intervient dans un climat de tensions militaires et politiques en RDC. Ces dernières années, plusieurs officiers de haut rang ont été arrêtés ou placés en résidence surveillée pour des motifs liés à la sécurité de l’État ou à des suspicions de collusion avec des groupes rebelles, sans poursuites judiciaires transparentes.

La situation alimente les inquiétudes sur la solidité des institutions et le respect des procédures judiciaires dans le pays. Pour certains observateurs, ces arrestations ciblées pourraient également viser à neutraliser des figures proches de l’opposition ou de mouvements critiques à l’égard du pouvoir, accentuant le sentiment d’une militarisation du contrôle politique à Kinshasa.

Réactions et implications internationales

Des organisations de défense des droits humains ont déjà dénoncé des détentions arbitraires de militaires et de civils dans des lieux clandestins, rappelant que le droit congolais et les normes internationales interdisent les arrestations sans présentation devant un juge compétent. La détention de Tshibangu pourrait attirer l’attention de partenaires internationaux de la RDC, notamment sur le respect des droits fondamentaux et la stabilité du climat institutionnel dans le pays.

Vers une affaire judiciaire suivie de près

Pour l’instant, le procès du général Tshibangu n’a pas encore été officiellement ouvert, et son état de santé ou ses conditions de détention n’ont pas été communiqués. Les regards restent tournés vers la Haute Cour militaire, qui devra déterminer la suite judiciaire à donner à cette affaire sensible, tout en faisant face à une pression médiatique et politique croissante.

Rappelons lors du régime passé dit régime de Kabila le général John Tshibangu avait passé plusieurs années en détention dans cette même prison, il avait été reconnue coupable pour la collaboration avec les rebelles du M23 vers les années 2012- 2014

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