Depuis le 1er septembre dernier, les cadres et agents du programme de désarmement démobilisation réinsertion relèvement communautaire et stabilisation PDDRC-S Nord-kivu, ont entamé une grève à une durée indéterminée suivie des set-in devant le bureau de la coordination provincial à Beni. Ces derniers réclament 38 mois d’arriérés de leurs salaires, primes et d’autres avantages.
Depuis le déclanchement de leur mouvement de grève, aucune communication ni décision n’avait été faite ou prise par l’hierarchie.
La coordination provinciale réagit farouchement.
Bien qu’il réclamaient leur droit, plusieurs cadres du PDDRC-S en plein mouvement de grève, ont été suspendus à titre conservatoire. Une décision prise par le cordonateur provincial Sukisa Ndayambaje Joseph le 8 décembre dernier. Décision bien d’étonnante mais qui suscite des questionnements sur la position du chef de cette institution de l’État en province du nord-Kivu.
Des agents en grève traduits en justice.
Sept de ces cadres sont suspendus pour une durée de 3 trois. Après l’annonce de leur suspension, ces cadres ont par la suite reçu des convocations de l’auditorat militaire garnison de Beni où ils devront répondre dans le délai convenable pour éviter d’autres sanctions. Dans ce lot de convocations, on y trouve notamment le chef d’antenne Omar Kambale Kavota, Patrick Kiyana le secrétaire et Trésor Manzekele le chef de service suivi et évaluation, tous pour l’antenne de Beni. Parmi les suspendus figurent quelques agents des antennes de Lubero, Masisi et Walikale.
Une décision sans aucun effet pour les grévistes.
Malgré l’annonce d’une série de suspensions et convocation, ces agents poursuivent toujours leur actions pour trouver gain de cause, en poursuivant le sit-in jours et nuits devant leur bureau provincial.
Ce samedi 13 décembre, ils ont tenu une déclaration faisant retour à la décision de leur hiérarchie. Dans cette déclaration, ils réaffirment leur position de poursuivre la grève jusqu’à une solution satisfaisante à leur cause.
« pour essayer d’étouffer cette action de revendication légitime, il y a certains qui prennent des décisions dans tout les sens » ont déclaré les grévistes.
Désavouant leur autorité provinciale accusée de diviseur usant des intimidations, les grévistes se sont dit prêts à répondre aux convocations devant l’auditorat militaire de Beni.
« ça sort de l’ordinaire qu’une autorité prenne des décisions administratives et en même temps saisisse la justice pour arrêter ces agents » s’indignent-t-ils. Ils demandent l’implication urgente de la coordination nationale du PDDRCS mais aussi du numéro 1 de cette institution qui est le président de la République, afin de trouver des solutions idoines à leur revendication.
