Deux semaines après la nomination de nouveaux ministres provinciaux par le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, la polémique ne faiblit pas. Plusieurs personnalités politiques, dont des députés provinciaux, des acteurs de la société civile et des militants de partis politiques, contestent la légitimité de ce remaniement.
Selon eux, cette prérogative revient exclusivement au gouverneur titulaire qui, affirment-ils, n’a jamais été officiellement suspendu ni démis de ses fonctions.
Depuis l’annonce de ces nominations et les cérémonies de remise et reprise organisées dans plusieurs ministères provinciaux, la situation demeure bloquée. Sur le terrain, les nouveaux ministres peinent toujours à exercer leurs fonctions.
Selon le constat de la correspondante de Actu26.com à Lubumbashi, aucun membre du gouvernement provincial récemment remanié n’a véritablement entamé son travail. Dans plusieurs ministères, l’administration tourne au ralenti en raison du climat d’incertitude et des contestations persistantes.
La tension est montée d’un cran mercredi 8 avril 2026 au gouvernorat du Haut-Katanga, où des militants ont empêché certains nouveaux ministres d’accéder à leurs bureaux. Des scènes de protestation ont été observées aux abords du bâtiment administratif, illustrant le malaise politique qui entoure ce remaniement.
À ce jour, le fonctionnement de plusieurs ministères reste perturbé et les nouveaux ministres n’ont toujours pas effectivement pris leurs fonctions, dans un contexte politique qui continue d’agiter la province.
