Plusieurs déplacés de guerre en provenance du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont organisé un sit-in le mercredi 11 mars à Lubumbashi pour dénoncer leurs conditions de vie extrêmement difficiles, marquées par la maladie, la famine, le manque d’accès à l’éducation, l’absence de toits et d’autres privations.
Ces familles, vivant depuis deux ans dans la précarité, ont été reçues le même jour par le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, l’honorable député Michel Kabwe Mwamba. Lors de cette rencontre, il a assuré les déplacés du soutien et de l’accompagnement de la province, promettant une solution prochaine.
Pourtant, selon un déplacé présent et souhaitant rester anonyme, une enveloppe de seulement 500 000 francs congolais a été distribuée en coulisse, alors que plus de 150 personnes étaient présentes. Cette somme, jugée dérisoire, ne couvre même pas les besoins essentiels de base pour chaque personne.
Ce geste, bien que symbolique, révèle l’écart flagrant entre les promesses et la réalité sur le terrain. Avec moins de 3 500 FC par individu, il est impossible de répondre aux besoins immédiats en alimentation, hygiène, soins médicaux ou abris, surtout pour des familles laissées dans la précarité depuis deux ans.
