Une base de données préliminaire recensant les lieux de crimes commis dans la ville de Beni a été constituée, ce mercredi 11 mars 2026, à l’issue d’une séance de réflexion organisée par l’Action pour le Développement, l’Éducation Civique et la Défense des Droits Humains, ADEC/DDH-RDC.
Cette activité a réuni plusieurs acteurs étatiques et non étatiques autour de la question de la mémoire des crimes commis dans la région depuis 1993 jusqu’à aujourd’hui. L’initiative vise à préserver la mémoire collective, renforcer la résilience des communautés et promouvoir la cohésion sociale dans une zone marquée par des cycles répétés de violences.
La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des mécanismes communautaires de justice transitionnelle pour la paix et la cohésion sociale », mis en œuvre avec l’appui de la GIZ à travers le programme ProPaix III.
Au cours de l’atelier, les participants ont également assisté à des activités récréatives et artistiques, notamment des prestations de théâtre, de musique et de danse. Ces activités ont servi de cadre pour sensibiliser les participants aux effets des traumatismes liés aux violences, mais aussi aux stratégies d’autoprotection et de soutien communautaire.
Par ailleurs, un comité local sur la justice transitionnelle a été mis en place afin de poursuivre le travail de documentation, de préservation de la mémoire et de promotion de la paix dans la région.
À travers cette initiative, ADEC/DDH-RDC réaffirme son engagement à contribuer à la recherche de la vérité, à la réconciliation et à la consolidation de la paix dans la ville de Beni et ses environs.
