L’opposant congolais Jean-Marc Kabund a vivement critiqué la relance du débat sur un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, estimant que cette initiative détourne l’attention des véritables priorités nationales alors que la guerre continue de ravager l’est du pays.
Dans un message publié sur son compte du réseau social X, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a dénoncé ce qu’il qualifie de « faux débat » dans le contexte actuel. Selon lui, rouvrir la question constitutionnelle alors que plusieurs provinces de l’Est sont en proie aux violences est « moralement inacceptable et politiquement irresponsable ».
Pour Jean-Marc Kabund, cette polémique autour de la Constitution risque surtout de retarder l’organisation d’un dialogue politique inclusif, pourtant jugé indispensable pour faire face à la crise sécuritaire qui secoue la région.
« Relancer le faux débat sur le changement de la Constitution pour détourner l’attention des vrais problèmes du pays et repousser le dialogue politique inclusif, pendant que nos compatriotes meurent dans une guerre injuste, est moralement inacceptable et politiquement irresponsable », a-t-il écrit.
L’opposant a également averti que les acteurs qui retarderaient la tenue d’un tel dialogue « porteront la responsabilité historique de n’avoir pas agi à temps pour arrêter les massacres dans l’Est du pays ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les combats entre groupes armés et forces gouvernementales continuent de provoquer d’importants déplacements de populations et d’aggraver la crise humanitaire.
