Le Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales ne s’est pas abstenu à critiquer l’intervention de la ministre des Affaires étrangères lors de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.
Dans une déclaration publiée le 25 février 2026 à Kinshasa, la plateforme dénonce un « discours de façade » qui ne reflète pas la réalité des droits humains en RDC. Selon la plateforme, le gouvernement aurait présenté une image embellie de la situation nationale, en contradiction avec les faits vécus au quotidien par les Congolais.
La déclaration accuse les autorités de vouloir « induire en erreur » la communauté internationale en minimisant les violations graves et répétées des droits fondamentaux.
Elle cite notamment la répression des voix dissidentes, les détentions arbitraires et les restrictions des libertés publiques, dénonçant un « double langage » : rassurant à l’étranger mais autoritaire à l’intérieur du pays.
Face à cette situation, le Cadre de Concertation exige la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, l’arrêt des poursuites judiciaires arbitraires, la fermeture des lieux de détention clandestins, la mise en place d’une mission d’enquête indépendante sous l’égide des Nations Unies pour établir les responsabilités, la levée de l’état de siège dans toutes les zones concernées, ainsi que la restauration complète des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, de la presse et de réunion pacifique.
Le Cadre de Concertation s’interroge également sur le silence de certaines organisations internationales historiquement engagées dans la défense des droits humains, telles que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Amnesty International ou le BCNUDH. Pour la plateforme, ce silence inhabituel soulève des questions sur la cohérence et la constance de leur action.
Il appelle enfin au respect des principes d’impartialité, de cohérence et de vérité : « Aucun acteur engagé dans la promotion des droits humains ne peut s’en soustraire », conclut la déclaration.
