Un calme précaire est observé ce mercredi 25 février à Chamungu, zone montagneuse surplombant les villages de Mpety et Katobi, dans la localité de Banakindi (groupement Kisimba), en territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu.
Cette accalmie intervient au lendemain de violents affrontements ayant opposé les éléments de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des combattants Wazalendo.
D’après nos sources, les éléments de l’AFC M23 en provenance de Mpety et de Mindjendje ont lancé, mardi tôt dans la matinée, une offensive contre les positions des FARDC installées sur les hauteurs stratégiques de Chamungu.
Les combats, marqués par l’usage d’armes lourdes et légères, se sont intensifiés tout au long de la journée. En fin d’après-midi, les FARDC, soutenues par leurs alliés, ont réussi à contenir puis à repousser l’attaque. Les éléments de l’AFC M23 se sont repliés vers Mpety, considéré comme leur position de départ.
Ces violences surviennent quelques jours après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu proclamé le 18 février dernier sur proposition de Angola, pays facilitateur dans le processus de médiation régionale. Toutefois, cette trêve reste largement violée par les belligérants, qui continuent de s’affronter sur plusieurs lignes de front.
Sur le terrain, la situation demeure volatile. La notabilité du groupement Kisimba dénonce un renforcement des positions du M23 à Mpety, affirmant que de nouveaux éléments seraient arrivés mardi en début d’après-midi en provenance de Kalembe.
Cette reprise des combats illustre la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Walikale. Malgré les initiatives diplomatiques en cours, les affrontements répétés entretiennent un climat d’insécurité, contraignant les populations locales à vivre dans la crainte d’une nouvelle escalade des violences.
