Le meeting populaire organisé à Butembo par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a été marqué par des interruptions de participants exprimant publiquement leur mécontentement face à la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu.

D’après plusieurs témoins présents sur place, l’intervention du chef de la chambre basse du Parlement a été à plusieurs reprises couverte par des slogans réclamant des décisions jugées plus fermes face à la persistance des violences armées dans l’est de la République démocratique du Congo. Parmi les revendications entendues figurait l’appel au gouverneur provincial à se rendre à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, afin d’assurer un suivi direct de l’évolution de la crise sécuritaire.

Des voix se sont également élevées pour demander la levée de l’état de siège instauré en mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette mesure exceptionnelle, qui confère des pouvoirs élargis aux autorités militaires et policières en remplacement des autorités civiles, continue de diviser l’opinion. Si les autorités nationales la présentent comme un instrument nécessaire de lutte contre les groupes armés, une partie de la population locale en conteste l’efficacité au regard de la persistance des attaques et des déplacements de civils.

Malgré ces perturbations, Aimé Boji a poursuivi son allocution, appelant au calme, à l’unité et au soutien des institutions engagées dans la recherche de solutions sécuritaires. Aucun incident majeur n’a été signalé à l’issue de la rencontre.

Ce meeting s’inscrivait dans une série d’activités institutionnelles dans la région, sur fond de fortes attentes des populations quant à des résultats concrets en matière de sécurité et de gouvernance.

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