Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, est arrivé ce jeudi à Beni, dans la province du Nord-Kivu, pour une mission de quatre jours consacrée à la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Une visite placée sous le signe de l’écoute
Devant différentes composantes de la société locale, le président de la Chambre basse a déclaré être venu s’imprégner des réalités du terrain et témoigner sa compassion aux populations affectées par l’insécurité persistante. La région de Beni reste confrontée à des attaques armées récurrentes, qui ont entraîné des pertes en vies humaines et des déplacements massifs de civils.
Aimé Boji a salué la résilience des habitants et l’élan de solidarité manifesté à l’égard des personnes déplacées, notamment celles ayant fui des zones sous contrôle de groupes armés. Il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion sociale dans un contexte marqué par la violence et la précarité.
Un message au nom du chef de l’État
S’exprimant au nom du président de la République, Félix Tshisekedi, le président de l’Assemblée nationale a assuré que des efforts supplémentaires seraient engagés pour restaurer la sécurité et l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits.
Il a appelé la population au calme et au soutien des initiatives en cours, affirmant que l’objectif demeure le retour d’une paix durable dans la région.
Soutien aux forces de défense et appel à l’unité
Évoquant la situation sécuritaire, Aimé Boji a souligné la mobilisation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la défense de l’intégrité territoriale. Il a exhorté les communautés locales à éviter les divisions et à renforcer l’unité, qu’il considère comme un levier essentiel face aux menaces sécuritaires.
Poursuite de la mission dans le Grand Nord
Au cours de son séjour, le président de l’Assemblée nationale prévoit des consultations avec les autorités locales, les acteurs de la société civile et d’autres couches sociales. Son agenda inclut également des déplacements à Oïcha, Butembo et Lubero, dans le Grand Nord.
Cette visite intervient dans un contexte où les attentes des populations locales restent élevées quant à l’amélioration concrète de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région.
