La commissaire européenne chargée de la Préparation et de la Gestion des crises ainsi que de l’Égalité, Hadja Lahbib, entame ce mardi 17 février 2026 une tournée dans la région des Grands Lacs, alors que la situation sécuritaire et humanitaire continue de se détériorer dans l’est de la République démocratique du Congo.
Une étape congolaise au cœur des priorités
La RDC constitue le point de départ de cette mission régionale, qui se poursuivra au Rwanda et au Burundi. À Kinshasa comme dans l’est du pays, la responsable européenne prévoit des consultations avec les autorités nationales et les organisations humanitaires. Objectif : mesurer l’ampleur des besoins et défendre un accès sécurisé aux populations touchées par les violences.
Dans plusieurs zones du Sud-Kivu et des provinces voisines, les combats persistants entre l’armée congolaise et des groupes armés, dont l’ADC/M23, continuent de provoquer des déplacements massifs. De nombreuses familles ont fui leurs localités, certaines trouvant refuge dans d’autres provinces, d’autres traversant les frontières.
Une pression accrue sur les pays voisins
L’instabilité à l’est de la RDC a des répercussions directes sur les États frontaliers. L’arrivée continue de réfugiés congolais met à rude épreuve les capacités d’accueil, notamment au Burundi.
À Bujumbura, la commissaire européenne doit visiter le principal site hébergeant des réfugiés congolais, où vivent plus de 70 000 personnes. Cette étape vise à évaluer les conditions d’accueil et à renforcer le plaidoyer en faveur d’un soutien international plus conséquent.
Garantir l’aide et annoncer de nouveaux engagements
Au-delà des visites de terrain, la mission de Hadja Lahbib s’inscrit dans une démarche politique : encourager des engagements concrets pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones affectées. Les organisations présentes sur le terrain dénoncent régulièrement les entraves sécuritaires qui ralentissent ou empêchent l’assistance.
Cette tournée devrait également permettre à l’Union européenne de préciser le volume de son appui humanitaire pour 2026 en faveur de la région des Grands Lacs. Une annonce attendue dans un contexte où les besoins augmentent et où la crise, loin de s’estomper, tend à s’enraciner durablement.
