En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa ont affiché une position ferme face à l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, réaffirmant leur attachement à l’unité territoriale du pays et à une paix durable, dans un contexte marqué par le retrait progressif des troupes sud-africaines de la MONUSCO.
Une rencontre jugée constructive, centrée sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la coopération bilatérale et la gouvernance des ressources stratégiques africaines.
Au cœur des échanges : le soutien de l’Afrique du Sud aux initiatives de paix en RDC et le retrait progressif du contingent sud-africain de la MONUSCO. Le Président Ramaphosa a clarifié les motivations de ce désengagement, tout en réaffirmant l’engagement de Pretoria en faveur d’un règlement durable de la crise sécuritaire.
Cet entretien intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. La veille, lors d’un point de presse consacré aux conclusions du G20 récemment organisé en Afrique du Sud, le chef de l’État sud-africain avait exprimé son inquiétude face à la dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est congolais. Il avait insisté sur le respect impératif de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, condamnant la poursuite de l’expansion territoriale de l’AFC/M23 dans les provinces du Kivu.
« De telles actions illégales doivent être corrigées de manière décisive », avait déclaré Cyril Ramaphosa, appelant toutes les parties à honorer leurs engagements en faveur de la paix.
Au-delà des questions sécuritaires, les deux dirigeants ont également convenu de la nécessité d’élaborer une position africaine commune sur les minéraux critiques. Cette démarche stratégique vise à faire des ressources naturelles un levier de stabilité, de croissance et d’intégration régionale.
Pour Kinshasa, l’orientation est claire : réduire la dépendance à l’exportation brute des minerais, promouvoir la transformation locale, renforcer la traçabilité et développer de véritables chaînes de valeur régionales. L’objectif affiché est de bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et un partage équitable des bénéfices.
Cette rencontre bilatérale a ainsi permis aux deux chefs d’État de réaffirmer leur attachement à un multilatéralisme fondé sur des principes, en cohérence avec les ambitions de l’Union africaine pour une Afrique intégrée, prospère et pacifique.
