Le drame s’alourdit dans le groupement de Bapakombe, en secteur de Bapere, territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Le bilan de la récente attaque attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) a été revu à la hausse, passant de 15 à 21 personnes tuées, tandis que plusieurs habitants restent portés disparus.

Selon les autorités locales, six nouveaux corps ont été découverts le dimanche, au lendemain de l’incursion armée survenue dans la soirée de vendredi à Mambimbi. Ces découvertes macabres confirment l’ampleur de la violence exercée contre les populations civiles de cette zone déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

Le chef du groupement Bapakombe, Kanyamulamba Boniface, précise que sur les 21 victimes recensées, dix ont été inhumées sur place, tandis que d’autres dépouilles ont été remises aux familles pour les rites funéraires. Une situation qui plonge la communauté locale dans une profonde détresse.

Face à cette recrudescence des attaques, la société civile du secteur de Bapere tire la sonnette d’alarme. Elle dénonce la liberté de mouvement dont jouiraient les assaillants et exhorte les forces de sécurité à adapter urgemment leur stratégie afin de mettre un terme aux massacres et aux enlèvements répétés.

Par ailleurs, ces violences ont provoqué un déplacement massif des populations des groupements de Bapakombe et Mwenye vers des zones jugées plus sûres. Cette situation humanitaire préoccupante entraîne la paralysie de plusieurs activités socioéconomiques, notamment l’éducation, le commerce et le transport, accentuant davantage la précarité des habitants.

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