Dans un tweet publié mardi 03 février, le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a réagi à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, accusant le régime de Kinshasa d’être responsable des violences enregistrées depuis le 22 janvier dans la région de Minembwe et des Hauts-Plateaux, et affirme que le rapport de force militaire a évolué.

Dans sa déclaration, l’ancien président de la CENI dénonce des opérations qu’il qualifie de ciblant directement les populations civiles.

« le déferlement de violence orchestré depuis le 22 janvier contre les populations de Minembwe et des Hauts-Plateaux marque la faillite morale et stratégique du régime de Kinshasa ».

Corneille Nangaa affirme que ces actions impliqueraient plusieurs forces alliées au gouvernement congolais, appuyées par des moyens technologiques avancés. Il évoque notamment l’utilisation d’avions de chasse, de drones et de troupes coalisées : « l’usage combiné de Sukhoi-23, de drones de combat et de forces coalisées (FARDC, FDLR, Wazalendo, FDN-Burundi et mercenaires) contre les civils, sous couvert de la coupure d’internet, ne restera pas sans réponse ».

Dans la suite de son message, le coordonnateur de l’AFC/M23 estime que la supériorité militaire revendiquée par Kinshasa ne serait plus intacte. Il fait référence à un avertissement adressé à l’aéroport de Kisangani, présenté comme une base stratégique.

« le monopole de la terreur technologique est définitivement brisé. L’avertissement que nous venons d’adresser à l’aéroport de Kisangani a tracé une ligne rouge : la supériorité aérienne sur laquelle reposait la stratégie de Tshisekedi est désormais caduque ».

Corneille Nangaa indique enfin que son mouvement adopte désormais une posture de défense dite préemptive, visant les moyens aériens utilisés contre les zones qu’il qualifie de « libérées »

« nous informons l’opinion nationale et internationale que le rapport de force a muté. Désormais, tout vecteur aérien déployé contre les populations des zones libérées sera neutralisé à sa source ».

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’Est de la RDC, marqué par des affrontements récurrents, des déplacements massifs de populations et des accusations croisées entre les autorités congolaises et les groupes armés. La mention de Kisangani, ville stratégique du pays, renforce les inquiétudes quant à une possible extension du conflit au-delà des zones traditionnellement touchées.

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