Beni s’est réveillée sous le choc ce mercredi 28 janvier 2026. Dans la commune de Bungulu, une attaque armée a coûté la vie à une civile, tandis que d’autres familles ont été victimes de violences la même nuit. Parallèlement, à Tamende, des personnes déplacées continuent de mourir dans des conditions de vie précaires, révélant une urgence sécuritaire et humanitaire persistante.

En cellule Mangothe 1er, quartier Mambango, des hommes armés ont fait irruption dans un domicile en pleine nuit. Après avoir maîtrisé Thomas Mulongo, ils ont abattu son épouse, Kavira Aline. Une scène d’une extrême brutalité, qui s’ajoute à une série d’attaques nocturnes régulièrement signalées dans cette partie de la ville.

Toujours à Bungulu, au quartier Kanzulinzuli, la résidence de l’agronome Bienfait Kahehero a également été prise pour cible. Les assaillants ont emporté de l’argent et des biens de valeur, blessant des membres de sa famille, malgré des alertes déjà remontées au niveau local.

À ces violences armées s’ajoute un drame moins visible mais tout aussi préoccupant. À Tamende, une femme déplacée interne a été retrouvée morte à l’endroit où elle passait la nuit, selon le Forum de Paix Beni. Elle est le deuxième déplacé décédé en quelques jours, après la découverte récente du corps sans vie d’un homme vivant dans les mêmes conditions.

Ces décès mettent en lumière la vulnérabilité extrême des déplacés internes, contraints de vivre à ciel ouvert ou dans des abris de fortune, sans protection adéquate ni assistance humanitaire suffisante. Une situation qui interroge le respect du droit à la vie, à la sécurité et à la dignité humaine.

Face à la répétition de ces drames, la population de Beni exprime son inquiétude et s’interroge sur l’efficacité des mesures de sécurité et de prise en charge humanitaire. Dans une ville éprouvée par des années de violences, la mort semble peu à peu perdre son caractère exceptionnel.

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