Les province du Nord-Kivu et de l’Ituri, restent secouées par une insécurité gravissime depuis plus d’un décennie. De part et d’autre les rebelles ougandais ADF et le M23 soutenu par le Rwanda, sans omettre des groupes armés locaux. Toutes ces forces négatives, ne cessent d’intensifier leurs atrocités au péril de plusieurs vies humaines. Des populations sont tuées nuits et jours, et des multiples violations des droits de l’homme sont observées et documentées quotidiennement, ceci sous les yeux impuissants des autorités congolaises et la communauté internationale.
Le gouvernement congolais inactif
Face à cette persistante de l’insécurité qui préoccupe plus d’un congolais, à part l’Etat de siège décrété il y a plus de 3 ans, aucun autre mécanisme n’a jamais été mis en place par les autorités congolaises afin mettre fin à la souffrance des populations victimes.
L’ONG Promotion des Droits Humains (PDH) a alerté et dénoncé plusieurs violations de droits de l’homme , en dressant un tableau sombre sur les massacres et tueries des populations dans les territoires de Beni, Lubero, Irumu et Mambasa. Elle fustige le silence des décideurs.
« ce que nous traversons depuis 2014 est insupportable et incompréhensible car nous sommes dans un État qui a des institutions. Les autorités doivent normalement protéger la population. Nous sommes en train d’être massacrés et nous ne voyons pas l’action du gouvernement central » s’est indigné Kathembe Mulondi Benjamin, activiste des droits humains au sein de la PDH.
Il a en outre évoqué l’attitude des députés nationaux, qui semblent oublier la mission leur confiée par la population, celle de surveiller le gouvernement et de le pousser à prendre des actions en faveur de cette dernière.
Deux pétitions collectives lancées en territoire de Beni
Au regard de ce qui précède, après plusieurs dénonciations, documentations et alertes n’ayant produit aucun effet, le territoire de Beni passe à une phase plus sérieuse. Deux pétitions collectives viennent d’être lancées ce dimanche 25 janvier par la PDH. L’une dénonçant la situation sécuritaire alarmante au nord-kivu et Ituri, dans le but de pousser les autorités à passer à des actions concrètes. Quant à la deuxième, vient dire non à l’état de siège qui est passé d’une mesure temporaire à une éternité, sans aucun résultat satisfaisant. Au cours d’une conférence de presse tenue à Oïcha ayant lancé ces pétitions, l’ONG PDH veut voir une amélioration de la situation sécuritaire et la levée de cette mesure exceptionnelle.
« nous avons initié ces pétitions parce que nous avons constaté que les marches que nous organisons n’ont apporté aucun effet positif vis à vis à nos réclamations. Ici nous nous adressons au gouvernement central pour dénoncer son inaction» a expliqué Benjamin.
La population appelée à s’approprier de ces pétitions
Un appel est donc lancé par la PDH à la population du territoire de Beni afin de s’approprier ces pétitions en vue de maximiser les signatures, une seule manière, selon cette ONG DDH, de se libérer de toutes les atrocités vécues dans cette région.
