Pourtant très connu pour la ville de Goma, la forme d’insécurité appelé couramment « 40 voleurs», prend une ampleur inquiétante dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. Ce phénomène inquiète déjà un grand nombre d’acteurs de la société civile mais également les hommes politiques de la région.
Pour la société civile locale, la recrudescence des incursions nocturnes par des hommes armés, devient très préoccupante au vu des conséquences énormes enregistrées lors de ces incursions notamment des morts, des blessés et d’importantes pertes économiques. La société civile plaide pour l’intensification des patrouilles nocturnes dans des quartiers moins sécurisés afin de bien protéger la population et ses biens.
De son côté, Kasereka Kizerbo Wathevwa député honoraire de la ville de Beni a condamné fermement l’insécurité qui sévit dans une ville qui héberge actuellement plusieurs institutions et autorités notamment les autorités de l’état de siège.
« je déplore la situation sécuritaire en ville de Beni, il ne se passe qu’une seule nuit dans qu’il y ait cambriolage. On se demande, est-ce le phénomène 40 voleurs qui faisait record à Goma a été déversé à Beni ?»
En outre, ce député honoraire, a appelé les autorités à des mesures concrètes pour maîtriser cette situation. Pour ce leader politique de Beni, contrairement aux attentes de la population, l’état de siège a failli à sa mission et n’est plus une option pour combattre l’ennemi.
« l’état de siège n’a pas produit ses effets. Il a failli à sa mission. Avec le phénomène 40 voleurs, le M23 et les ADF, c’est n’est plus une solution pour combattre l’ennemi ».
Il a, à cette occasion recommandé l’option renforcement des forces de défense en tous les moyens nécessaires afin qu’ils puissent en finir avec l’insécurité à Beni et sur l’ensemble des provinces du Nord-kivu et de l’Ituri.
