L’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a dans un communiqué rendu public le jeudi 15 janvier, dont une copie est parvenue à Actu26.com, annoncé avoir officiellement placé la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, sous la responsabilité de la communauté internationale. C’est dans une communiqué adressé au Secrétaire général des Nations unies, que l’AFC/M23 a annoncé cette décision. Le mouvement affirme agir dans un souci de clarté et de respect du cessez-le-feu en vigueur, tout en réaffirmant son engagement pour une solution pacifique et politique à la crise.

Selon le communiqué, cette démarche fait suite au retrait des forces de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira et à une correspondance officielle adressée à la MONUSCO. Le mouvement indique avoir demandé à la mission onusienne d’assurer la protection des populations civiles conformément à son mandat.

« nous avons formellement invité la MONUSCO à assurer la protection des populations civiles de ladite ville, conformément à son mandat ». Peut-on lire dans ce communiqué

L’AFC/M23 précise par ailleurs de se désengager de toute responsabilité sécuritaire dans cette agglomération stratégique du Sud-Kivu. À ce propos, le communiqué indique que

« notre Organisation décline toute responsabilité quant à la sécurisation de cette importante agglomération de la province du Sud-Kivu », estimant que cette mission incombe désormais exclusivement à la communauté internationale.

Le mouvement alerte cependant sur les risques sécuritaires persistants à Uvira, pointant du doigt plusieurs acteurs armés qu’il considère comme une menace directe, notamment « l’armée burundaise, les FDLR, les groupes armés dits Wazalendo ainsi que les mercenaires soutenant les FARDC », qu’il juge responsables d’une instabilité pouvant compromettre la paix et la sécurité régionales.

L’AFC/M23 appelle enfin à un déploiement rapide d’une force véritablement neutre afin d’éviter un retour au chaos, affirmant que « leur présence et leurs activités représentent une menace directe et immédiate non seulement pour les populations civiles, mais également pour le processus de paix en cours ».

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