La dégradation persistante de la connexion internet fournie par les sociétés de télécommunications en République démocratique du Congo suscite une vive indignation au sein de la société civile. Dans un contexte déjà marqué par la guerre, l’insécurité et une précarité sociale chronique, la population congolaise fait face à une épreuve supplémentaire : un accès à internet lent, instable, excessivement coûteux et fréquemment indisponible.
Cette situation porte gravement atteinte à l’exercice de droits fondamentaux, en particulier le droit à l’information et à la communication. Elle affecte également des secteurs essentiels tels que l’éducation, les activités économiques, les initiatives citoyennes et les actions humanitaires, pourtant cruciales en période de crise. Pour de nombreux Congolais, l’internet n’est plus un luxe, mais un outil indispensable à la vie quotidienne et au développement.
Il est inacceptable que les citoyens soient ainsi doublement pénalisés : d’une part par les conflits armés et l’insécurité persistante, et d’autre part par des services de télécommunications défaillants, offerts sans réelle redevabilité ni amélioration notable de la qualité. Malgré des tarifs parmi les plus élevés de la région, les prestations proposées restent largement en deçà des attentes légitimes des abonnés et des standards minimums internationaux.
Face à cette situation préoccupante, les acteurs de la société civile exigent une réaction ferme des institutions de la République. Ils appellent l’Assemblée nationale à interpeller le ministre des Télécommunications afin qu’il s’explique sur la mauvaise qualité des services internet fournis à la population.
Ils exhortent également le gouvernement congolais à prendre des sanctions effectives à l’encontre des sociétés de télécommunications défaillantes et à mettre en œuvre, sans délai, des mesures urgentes visant à garantir un accès à internet abordable, stable et de qualité sur l’ensemble du territoire national.
En temps de crise, la connectivité constitue une nécessité vitale. La population congolaise ne peut plus continuer à payer un service coûteux qui, dans les faits, demeure largement inaccessible ou inexistant.
