Les fortes pluies qui se sont abattues ces deux derniers jours (mercredi 14 et jeudi 15 janvier 2026 ) sur Kinshasa ont une fois de plus mis à nu les fragilités structurelles de la capitale congolaise. Routes impraticables, circulation paralysée, quartiers centraux submergés : le scénario est désormais bien connu des Kinois, qui voient leur quotidien bouleversé à chaque saison pluvieuse.
Des artères stratégiques telles que l’avenue Victoire, le boulevard du 30 Juin, le boulevard Triomphal ont été affectées, tout comme des habitations et des établissements scolaires, notamment aux abords du Lycée français. Les dégâts matériels sont importants et les transports en commun ont été fortement perturbés, aggravant des embouteillages déjà chroniques.
Ces événements, loin d’être exceptionnels, posent avec acuité la question de la gestion urbaine et de la prévention des risques à Kinshasa. Les pluies, prévisibles en cette période de l’année, continuent de provoquer des conséquences disproportionnées, en raison notamment de l’état des infrastructures, du mauvais drainage des eaux et du manque d’entretien des caniveaux.
Au-delà des désagréments immédiats, ces inondations répétées ont un impact réel sur l’économie urbaine, la mobilité, la sécurité et la santé des populations. Elles traduisent surtout l’absence de réponses durables face à un problème connu de longue date.
Dans ce contexte, de nombreuses voix appellent à des mesures structurelles urgentes : planification urbaine cohérente, investissements dans les infrastructures de drainage, amélioration de la gestion des routes et anticipation des risques climatiques. Autant de défis auxquels les autorités sont désormais attendues au-delà des constats et des réactions ponctuelles.
À Kinshasa, chaque pluie rappelle que la prévention reste le maillon faible de la gouvernance urbaine. Une réalité que la capitale ne peut plus se permettre d’ignorer.
