Trois civils ont perdu leur vie lundi 12 janvier 2026 en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru dans la province du nord-kivu. Selon les informations à notre possession, tout est parti de l’exécution des travaux communautaires dits «Salongo», instruits depuis l’occupation de cette zone par l’AFC/M23, comme une obligation irréprochable pour tous les citoyens.
Des travaux communautaires forcés jusqu’à coûter la vie
Le lundi 12 janvier à Bwalanda en groupement de Mutanda, un jeune homme a été abattu à bout portant par «les éléments du M23». D’après le parlement des jeunes de la place, dans un entretien avec Actu26.com, Aloys a refusé de participer au Salongo avec les autres jeunes, un refus qui lui a coûté la vie.
« Aujourd’hui à Bwalanda il y a un jeune homme Aloys âgé de 19 ans, qui s’est opposé à participer au Salongo, peu après les éléments de AFC/M23 lui ont trouvé, sans même lui demander des explications, ils lui ont tiré dessus à bout portant et a succombé sur le champ» a renseigné Mafula Chirac, le représentant de cette structure de la jeunesse dans le Bwito.
Une attaque en plein Salongo fait des victimes
A Lushebere, une localité située entre Kirima et Kishishe, les mêmes activités des travaux communautaires y ont été organisées. Des hommes et jeunes ont été contraints d’y participer. Au cours de ces travaux, des éléments de l’AFC/M23 qui supervisaient l’activité, ont été surpris par une contre-attaque attribuée aux Wazalendos. Lors de l’échange des tirs nourris, deux hommes, pères des familles, ont été mortellement atteints par balles et plusieurs blessés.
Le parlement des jeunes de Bwito par le canal de Mafula Chirac le président, condamne fermement ces actes des occupants de cette zone, qu’il qualifie de « criminels ».
« nous déplorons ces comportements criminels des éléments de l’AFC/M23. Ils viennent de commettre des crimes graves» a déclaré Mafula Chirac. Il a appelé le gouvernement congolais avec l’appui de ses partenaires engagés dans les processus de paix, d’accélérer la machine afin de sauver ces populations civiles longuement endeuillées. À la population également et particulièrement à la jeunesse, il a exhorté à se désolidariser de l’ennemi et demeurée vigilante en attendant le retour de l’autorité de l’État.
Dans les zones occupées par l’AFC/M23, les jeunes sont parfois victimes de plusieurs actes de violations des droits humains notamment les tortues, intimidations, recrutements et travaux forcés, assassinats et enlèvements quotidiens . Le plus récent est l’enlèvement à Kirima , d’un jeune du nom de Kyangwi veda, emporté dimanche 11 janvier aux environs de 19h. Nos sources renseignent que jusqu’à présent, il reste introuvable. Cette structure exige son relâchement sans délai.
