Soixante-treize agents de la Police Nationale Congolaise (PNC) affectés aux frontières ont suivi une formation sur le respect des droits humains à Kasindi-Lubiriha, une cité frontalière entre la RDC et l’Ouganda, à environ 80 km de Beni. L’objectif : renforcer la protection des populations dans une zone exposée à de nombreux défis sécuritaires.

Une formation axée sur les droits humains et la sécurité

Organisée mercredi 7 janvier par le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH), cette session a réuni plusieurs agents de la police des frontières, dont 9 % de femmes.

La formation a porté sur :

  • la protection des civils et la prévention des abus,
  • la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits,
  • le respect du droit international humanitaire (DIH),
  • la gestion des personnes privées de liberté en zones de conflit.

Les commandants ont également été formés à leur responsabilité dans la prévention et la sanction des abus de leurs éléments.

Des agents clés pour la protection des populations

“Ce sont des acteurs clés qui sont appelés à exécuter les engagements pris par le gouvernement congolais dans la protection des civils”, a déclaré Samuel-Cyprien Boroto, du BCNUDH.

Pour le commissaire principal du CIAT Kasindi, cette formation est stratégique :

“Nous sommes à la frontière et faisons face à des problèmes complexes. Des criminels traversent la frontière la nuit, parfois armés. Cette formation nous aide à mieux gérer les arrestations, les cas de violences sexuelles et la gestion des foules”, a précisé le commandant Claude Kasereka Kambere.

Des résultats concrets sur le terrain

Entre novembre et décembre 2025, 64 criminels, dont 12 Ougandais, ont été arrêtés à Kasindi. La formation permettra aux agents de mieux respecter les droits et devoirs des personnes interpellées, tout en améliorant la sécurité transfrontalière.

Un programme inscrit dans le mandat de la MONUSCO

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du mandat de la MONUSCO, visant à :

  • surveiller le respect des droits humains,
  • renforcer les capacités des acteurs étatiques,
  • appuyer les acteurs judiciaires dans la lutte contre l’impunité via des enquêtes pré-juridictionnelles et des audiences foraines.

Face aux accusations de tracasseries et maltraitances, cette formation contribue à restaurer la confiance entre la population et la police des frontières, tout en renforçant la sécurité dans cette zone sensible.

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