La coordination territoriale de la société civile forces vives de Lubero au Nord-kivu, s’indigne de la dégradation de l’insécurité dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Celle-ci revient sur les cas des tortures, tueries et assassinats enregistrés dans une période allant du 2 octobre 2025 au 05 janvier 2026, où au moins cinq cas ont été rapportés.
Selon cette structure citoyenne, la plus part de ces exactions ont été commises par certains éléments FARDC et Wazalendo incontrôlés. Ils sont également accusés des plusieurs actes de violations des droits de l’homme notamment les tracasseries, intimidations, extorsions, vols des bétails, violences sexuelles, entre autres.
Le silence des autorités face à ces incidents inquiète.
Les forces vives de la commune de Lubero ont dans une déclaration, mardi 06 janvier dernier, exprimé leur inquiétude de l’attitude des autorités communales et territoriales face à cette persistante de l’insécurité dans la zone malgré les alertes faites à leur égard. Cette structure citoyenne a qualifié ce silence d’un « abandon des responsabilités ».
Une grève sèche décrétée jusqu’à nouvel ordre.
Après ce constat amer sur la situation sécuritaire inquiétante, la société civile forces vives de la commune de Lubero a décrété, dès ce mercredi 7 janvier 2025, une grève sèche sur toute l’étendue de la commune.
« Les forces vives de la commune de Lubero appellent dès maintenant toute la population, à sécher toutes les activités socio-économiques et scolaires jusqu’à la satisfaction de nos revendications »a-t-elle déclaré.
Cette population revendique notamment :
- la prise en charge des dépenses funéraires des victimes et l’encadrement de leurs dépendants survivants,
- l’interpellation de l’administrateur militaire, le bourgmestre et autres membres du comité local de sécurité,
- l’implication dans 72h de l’organe judiciaire locale et organisation des audiences foraine,
- la délocalisation dans 72h du camp mayi-mayi des kasindiens basés au quartier Vukano,
- la démilitarisation de la commune par le cantonnement des militaires dans leurs camps respectifs(72h).
- permutation régulière des unités déployées dans la zone durant une longue période.
