Dans un communiqué publié ce vendredi 02 janvier 2026, dont une copie est parvenue à la rédaction d’Actu26.com, l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) rejette catégoriquement les accusations de conquête territoriale portées contre elle par le gouvernement congolais. Le mouvement qualifie ces allégations de propagande visant, selon lui, à occulter les responsabilités des autorités de Kinshasa dans la détérioration continue de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon l’AFC/M23, le régime de Kinshasa aurait profité du retrait de certaines positions de ses combattants pour réoccuper des zones stratégiques et lancer des offensives militaires répétées, en violation flagrante du cessez-le-feu en vigueur. Le communiqué fait état d’attaques menées contre des zones densément peuplées, notamment à Uvira, Makobola, Kamanyola, Luvungi et Sange, causant des morts, de nombreux blessés ainsi que des déplacements massifs de populations civiles.
Le mouvement accuse les forces coalisées du gouvernement, comprenant les FARDC et leurs alliés, d’avoir eu recours à des bombardements indiscriminés, des frappes aériennes et de l’artillerie lourde. L’AFC/M23 évoque notamment une attaque survenue lors d’une marche pacifique organisée par des civils à Uvira le 22 décembre 2025, qualifiant ces actes de violations graves des droits humains et du droit international humanitaire.
Dans son communiqué, l’AFC/M23 invoque plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux, dont la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, pour dénoncer ce qu’il considère comme une politique systématique de violations à l’encontre des populations civiles.
Le mouvement met également en garde contre un risque accru de violences ciblées et de discours de haine. Il accuse certains responsables officiels congolais d’alimenter la stigmatisation et l’exclusion de communautés civiles à travers des déclarations publiques jugées dangereuses pour la cohésion nationale.
L’AFC/M23 affirme enfin se tenir aux côtés des victimes civiles et réitère son engagement à défendre leur sécurité, leur dignité et leur droit fondamental à la vie. Il appelle la communauté nationale et internationale à accorder une attention urgente à la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
